COMME LA CHIENNE

GENERIQUE

Adaptée du texte de Louise Chenevière  
Mise en scène Justine Haye
Avec Lola Gutierrez, Marion Jadot, Nina Josse, Julie Manautines, Coline Moser 
Création lumière : Juliette Romens
Scénographie : Marine Brosse

« La première fois que je me suis vu appeler monstre, c’est sûr, ça m’a fait tout drôle […]ce n’est pas si commun, on n’est pas habitué à nous voir de ce côté-là de l’horreur. » Comme la Chienne, Texte 60

Au commencement : « Quand j’ai lu pour la première fois le texte de Louise Chenevière, Comme la Chienne, j’ai eu le sentiment d’être en moi. Ses mots, aussi somptueux que brutaux, matérialisent la violence que je sens parfois bouillir en moi, et sont portés – uniquement- par des voix de femmes. Ces femmes crient les violences qu’elles subissent mais surtout celles qu’elles infligent, à elle-même et aux autres, à d’autres femmes. Il m’est apparu vital de nous emparer de ce texte pour parler de cette violence qui est cachée, refusée, niée, comme un acte ultime de déshumanisation de la femme et de limitation à son genre. Si la femme violente ne peut être que monstrueuse, hystérique, donc inhumaine alors nous serons ces monstres, exprimant cette violence, cette rage, cette colère, avec à la fois le danger et la puissance qu’elle engendre. »  Justine HAYE

Mais une folle peut la renverser de ses propres mains : 5 femmes en cercle, 5 meurtrières. Elles se meuvent, se désarticulent, ouvrent la bouche et tirent la langue à s’en arracher les lèvres, comme pour laisser voir le fond de leurs entrailles, comme laissant voir leur sexe, face aux spectateurs et spectatrices formant eux-mêmes un cercle autour d’elles, les entourant de leur regard.
Ce « carrousel de monstres » dessine l’arène où va se dérouler le jugement de ces meurtrières. Tour à tour, chacune vient au centre du cercle exposer le récit de son passage à l’acte, l’instant de la violence. Pourtant, ce récit n’est pas le préambule d’une condamnation mais l’étape d’un rite de passation pour rejoindre un gang et passer de la honte à la puissance.
De procès, l’expérience devient un rituel que chaque meurtrière traverse avant d’inviter le public à y participer par un geste quotidien et personnel.

Sortie de résidence réservée aux profesionnel.lle.s : Vendredi 12 février 2021 à 17h00 à la Ferme du Buisson à Noisiel 

ETAPES DE RECHERCHE

Octobre 2019 Résidence à la Barge de Morlaix (29)
Septembre 2019 Résidence à la Girandole de Montreuil (93)
Novembre 2020 Résidence à la Villa Mais d’Ici et au Landy Sauvage (93)

ACTIONS AUTOUR DU SPECTACLE

Octobre 2019 Atelier de théâtre olfactif à la Barge de Morlaix (29)

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